Second Life propose une solution de travail collaboratif pour les entreprises

Il y a quelques jours, Second Life annonçait la mise en place d’une solution destinée à fournir des espaces de travail en ligne aux entreprises. Cela va ainsi faciliter le développement de la dimension “travail collaboratif” au sein des univers virtuels. En effet, IBM qui utilise Second Life depuis plusieurs années déjà, affirme que les réunions qui sont organisées au sein du monde virtuel sont plus efficaces que les réunions classiques.

La solution baptisée “Immersive workspaces” fournit un environnement de collaboration virtuel, intégré avec des outils Web qui permettent de télécharger, partager et agir réciproquement avec des médias typiques comme slideshow et des présentations vidéo. Elle rassemble donc la puissance d’un environnement 3D immersif et les outils médiatiques sociaux disponibles sur le web.

Au delà des gains de productivité significatifs que ces environnements de travail peuvent apporter, ils permettent une réduction des coûts certaines: plus de salles de réunion à réserver et plus de visio conférence avec des collègues à l’autre bout du monde. On se retrouve de la manière la plus naturelle au sein de Second Life pour partager ses points de vue, ses powerpoints et ses fichiers excel.

En fournissant une solution prête à l’emploi à destination des entreprises, Second Life prend de l’avance sur ses concurrents car il est beaucoup plus simple d’utiliser cette solution clé en main que de développer un environnement de travail collaboratif avec une solution open source.

Voici la vidéo de présentation d’Immersive Workspaces :

La « petite entreprise » Second Life ne connait pas la crise

En ces temps de crise financière, le secteur des univers virtuels semble traverser la crise sans frémir.

A en croire John Zdanowski le directeur financier de la société californienne Linden Lab, les principaux indicateurs de l’économie de Second Life sont stables.

« Le cours du Linden dollar se maintient à 268 Linden dollars pour 1 $ US » nous informe le directeur financier de Linden dans une interview sur RTL info. « Le volume hebdomadaire des transactions sur le Lindex Exchange (place de revente et d’achat des Linden dollars) est resté stable », a-t-il également affirmé.

Les initiatives sont toujours aussi nombreuses et ne manquent pas d’ambition.

Je pense plus particulièrement à l’annonce récente de l’agence Stonfield In World de l’ouverture de RIL Shopping dans Second Life, un projetqui a pour but de développer un nouveau canal de vente  via les univers virtuels. La date de la première vente d’objet réel dans un univers virtuel est ainsi fixée au 6 novembre 2008 ! Pour en apprendre plus, vous pouvez vous rendre sur le blog de RIL shopping.

Cette initiative risque fort de donner un bon coup d’accélérateur aux univers virtuels.

Un cours de création de mondes virtuels

Deux universités ont eu l’excellente idée de faire participer une quarantaine d’universitaires à un cours intitulé “Construire des mondes virtuels immersifs”.

La mission des étudiants comporte deux phases: une première phase durant laquelle ils seront chargés d’observer et d’explorer différents univers virtuels de Second Life à Club Penguin. Ensuite, ils seront chargés durant une deuxième phase de penser et de créer leur propre univers virtuel à la lumière des usages qu’ils auront observé. Un seul mot d’ordre : utiliser uniquement des technologies de pointe.

Les étudiants devront construire ces mondes virtuels via l’outil Open-source Croquet. Un bon nombre de projets ont déjà été réalisé via Croquet et je vous invite à vous rendre sur le site officiel afin d’en prendre connaissance.

Cette initiative ne manquera pas de “booster” nos connaissances des usages des mondes virtuels et j’ai hâte de voir ce que les étudiants proposeront. Les travaux des deux universités doivent être rendus pour Noël.

Vivement une initiative similaire en France !

(Via:http://www.atelier.fr/usages/10/10102008/universite-duke-travail-collaboratif–univers-virtuels-37277-.html?rss=2&xtor=RSS-2)

Taatu, une solution “clé en main” qui séduit les annonceurs

Alors que la télé fait sa rentrée et que les “star académiciens” ont rejoint leur hôtel particulier sur TF1, c’est la communauté virtuelle Taatu qui fait affaire en proposant sa solution de plateforme virtuelle à TF1 pour la “Star Ac”.

Taatu est un univers virtuel gratuit en flash auquel on accède via son navigateur web. Comme pour Google Lively, l’univers virtuel de Google, il n’est pas nécessaire d’installer une application sur son ordinateur.  Tous les joueurs possèdent un appartement gratuit . Ce lieu de vie est toutefois dépourvu de tout ameublement et il faut acheter le nécessaire de vie par le biais de SMS.

Taatu, tout comme Lively, offre un environnement personnalisable par l’internaute. Beaucoup plus simple que Second Life, il s’adresse avant tout à un public de 15/25 ans qui sont le cœur de cible de nombreux annonceurs.

Simple, gratuit, Taatu n’est absolument pas dédié à la création de contenu par les utilisateurs du service mais se veut un média innovant faisant bénéficier les marques de la convivialité des mondes virtuels, il est beaucoup plus facile d’y intégrer une publicité bien acceptée par les internautes et particulièrement efficace car contextuelle et très ciblée.

Taatu intègre donc un florilège de campagnes publicitaires sous la forme classique de panneaux publicitaires, mais propose également la construction d’immeubles en 3D dédiés à un annonceur. C’est ainsi que vous pouvez retrouver le” Star Ac’ Virtual World “qui comprend les bâtiments emblématiques de l’émission comme “l’académy” ou le plateau du “prime”. On peut également trouver sur Taatu l’univers “Plus Belle la Life” dédié à la série télévisée succès de France 3: “Plus belle la vie”.

Taatu n’hésite pas à multiplier les partenariats: NRJ, TF1, France 3…

Les campagnes sont facturées à l’audience ce qui permet aux annonceurs de ne payer en quelque sorte qu’aux résultats. Taatu leur fourni donc une plateforme et leur donne une visibilité pour un coût certainement moins élevé que le développement de leur propre univers virtuel dédié.

Autre aspect intéressant : on peut téléporter son avatar d’un univers à un autre en quelques secondes et les annonceurs peuvent ainsi bénéficier de la popularité d’autres annonceurs visant le même type de cible. On peut donc tout à fait passer de “Star ac world” à “Plus belle la life” en seulement quelques secondes !

Voici un très bel exemple d’une entreprise qui a su tirer profit de l’embellie médiatique offerte par Second Life aux univers virtuels. Dans un contexte où les annonceurs cherchent de plus en plus à maitriser leurs coûts et à contrôler les résultats de leurs campagnes publicitaires, Taatu a su fournir une offre dédiée parfaitement adaptée à tous ces besoins avec un atout majeur : la simplicité. En effet le développement d’une plateforme d’univers virtuel effraye encore énormément bon nombre d’annonceurs qui préfèrent de loin qu’on leur fournisse une solution packagée “clés en main”.

Steam racheté par Google ?


Voici une information qui pourrait annoncer une prochaine présence de Google dans l’univers des jeux et des mondes virtuels. En effet, même si Google a lancé son univers virtuel Lively en juillet, je suis convaincue que la version finale de Lively pourrait être bien différente de ce à quoi il ressemble aujourd’hui.

Après le Google phone, le géant du web pourrait bien vouloir se faire une place sur un des marchés les plus juteux du moment. Le chiffre d’affaire du jeu vidéo atteint en effet maintenant des montants astronomiques. De plus, le vieil ennemi de Google : Microsoft investit déjà le secteur avec sa console next gen : la Xbox 360.

Mais je cesse de vous faire languir pour vous dire que The Inquirer nous annonçait mercredi que Google était sur le point de racheter Valve, société propriétaire de la solution Steam.

Steam est une plateforme de distribution de contenu et de chat pour les joueurs qui compte déjà des millions d’utilisateurs.


Cet éventuel rachat pourrait venir renforcer la place de Google sur le marché des univers virtuels ainsi que l’offre de publicités insérées dans les jeux dont je vous parlais ici

Affaire à suivre…

Seconde Life vs Lively: analyse de popularité

J’ai profité de mes premiers tests avec le nouvel outil que Google a lancé début août baptisé Google Insights for Searchpour mesurer la popularité des univers virtuels.

Google Insights for Search est en effet une plateforme d’analyse statistique qui permet de mesurer les tendances “chaudes” du web.

Voici donc les résultats que j’ai pu obtenir :

Test sur le volume de requête sur “second life” France vs Etats-Unis sur les 12 derniers mois

Il y a un volume de recherche comparable sur Second Life entre les Etats-Unis et la France ! Il y a même un peu plus de requêtes liées à Second Life en France qu’aux Etats-Unis.

Qui a dit que nous étions à la traîne en matière d’univers virtuels ?

Test sur le volume de requête sur “second life” vs “lively” dans le monde entier sur les 12 derniers mois

On remarque que même si la courbe concernant les requêtes sur second life descend progressivement, la chute se stabilise depuis le mois d’août.

Lively n’est passé au dessus du volume de requête de second life qu’une seule fois et c’était à l’occasion de son lancement en juillet qui, je vous le rappelle avait fait énormément de bruit sur la Toile.

Néanmoins, l’écart entre les deux concurrents s’est réduit et demeure stable depuis août.

Nous attendons donc avec impatience une éventuelle offensive de la part de l’un des deux univers (probablement Lively qui reste le challenger) visant à réduire l’écart entre Google et Linden Lab.

Les recherches en hausse

Je termine ce petit test avec le top 5 des recherches en hausse liées aux univers virtuels et ne suis pas déçue par le classement :

  • + 90% sur la requête “virtual world” ! L’intérêt est de plus en plus vif pour ces nouveaux mondes.

(Pour information “breakout” signifie une augmentation de + de 5000 %)

Univers 3D pour enfants + Musique = nouveau filon

Succès et développement des univers virtuels à destination des teenagers

Le succès des univers en 3D à destination des jeunes de moins de 18 ans n’est plus à démontrer: Club Penguin ou Stardoll font déjà figure de leaders dans ce domaine. La jeune génération est la plus attirée par ces univers et les marques comme Barbie et très récemment le géant Mac Donald’s l’ont bien compris et se sont rapidement positionnés sur le marché. D’après une récente étude, plus de 150 univers virtuels à destination des teenagers seraient recensés dont une bonne partie seraient en cours de développement. Le boom du marché ne tardera donc pas à exploser en France comme aux Etats-Unis.

D’autant plus, que certains créateurs d’univers virtuels français ont bien compris qu’un des aspects qui conditionne la réussite de ces univers consiste à ne pas négliger l’information à destinations des parents. A l’image de Kidnet, qui intègre complètement les parents à l’univers en 3D en leur créant un espace dédié sur le site.

Succès des jeux vidéos musicaux

Les ventes de disques s’effondre mais la musique n’a jamais été si populaire auprès des adolescents.

Guitar Hero et autre Rock Band sont les nouveaux jeux vidéos cultes de nos enfants et même parfois des adultes :)

De là à dire que ces jeux vont redonner à nos chères têtes blondes l’envie de jouer d’un instrument bien réel et non d’une guitare en plastique: je vous laisse savourer votre désillusion avec cet épisode de South Park justement consacré au succès de Guitar Hero chez les enfants.

L’amour de la musique va donc bien perdurer chez les jeunes mais cela sera via une manette de contrôle virtuelle.

Univers virtuel musical pour les moins de 18 ans = succès assuré

J’en arrive donc à la plus logique des conclusions: et pourquoi pas un monde virtuel à destination des teenagers, basé sur la musique ?

Si vous êtes porteur d’une telle initiative, n’hésitez pas à me contacter: je serai ravie de présenter votre projet.

Happy Virtual Universe

Scoot Goodson nous apprenait il y a 3 jours que Mac Donalds avait décidé de lancer un univers virtuel dédié à son célèbre menu destiné aux enfants: le Happy Meal.

Cet univers permettra aux enfants d’enrichir leur expérience “Happy meal” via un monde virtuel où ils pourront créer leurs propres personnages et construire leur cabane dans un arbre.

Mac Donalds propose un monde modelé pour et par les enfants. D’ailleurs, ils peuvent actuellement voter pour choisir le nom de l’univers Happy Meal. A l’avenir, ils pourront même donner leur avis sur les nouveaux lieux, les nouvelles quêtes et les nouveaux jeux proposés.

Le lien entre le monde virtuel et la boîte Happy Meal que les enfants ont lors de leur déjeuner chez Ronald se fera via des codes disponibles directement sur les boîtes Happy Meal: astucieux !

Cette initiative laisse à penser que les marques préfèreront créer leur propre univers virtuel plutôt que de s’implanter dans un monde pré-existant.

Claudius City : un ambitieux projet de site de rencontres

Un site de rencontres pas comme les autres

Je vous vois déjà sursauter et vous dire : « Quoi, encore un enième site de rencontres ?». Vous vous demandez donc probablement l’intérêt d’un tel site parmi les milliers d’autres déjà existants.

Pas si vite ! La nouveauté pourrait bien venir du concept car ce site de rencontres utilise des avatars 3D. Toutefois, Come In My World, dont vous avez peut-être déjà entendu parler, propose déjà cette approche en offrant un univers virtuel dans lequel on se déplace via un avatar en 3D et où l’on chatte avec sa propre voix. Tout le concept de Come In My World est basé sur le rôle que joue la voix dans la rencontre amoureuse et l’on peut dire que cet univers est plutôt une réussite même s’il s’agit encore d’une version bêta et que quelques améliorations seraient les bienvenues (voir mon article sur Come In My World ici).

Mais revenons-en à Claudius City : toute la nouveauté réside en fait dans la technologie 3D utilisée. Effectivement www.claudiuscity.com utilise une technologie associant un moteur 3D et une interface flash. Cette nouvelle technologie a permis de développer des graphismes de très bonne qualité (en dépit des ressources nécessaires pour faire tourner l’application : voir mon test plus bas dans ce même article).

Renforcer les liens entre le v-marketing et le e-commerce

Bien que la technologie utilisée soit nouvelle, Claudius City n’est pour le moment qu’un chat 3D. Cependant, Mathieu Priault, chargé de la communication de Claudius City affirme que « le but d’ici le second semestre 2009 est de développer Claudius City en univers virtuel ». Et il ajoute : « Nous cherchons à développer les univers de marque et le v-marketing ». Voilà qui devient intéressant.

J’ai également pu apprendre via Mathieu Priault que Claudius City offrirai une forte interopérabilité aux marques et un véritable service publicitaire :

« Grâce à la technologie utilisée par Claudius City, tous les scenarii sont possibles, et nous proposons aux marques de customiser l’application à leurs effigies. L’un de nos objectifs est de développer les univers de marque et le lien v-marketing – e-commerce. Pour cela nous mettons en place un système de tracking efficace pour mieux identifier les cibles et leurs comportements. Par exemple pour accélérer la performance des campagnes annonceurs, nous proposons des espaces de « qualification déclarative ». Ce sont des contacts mieux qualifiés grâce à des formulaires de mise à jour de profil ou à des questionnaires en ligne totalement intégrés dans la communauté. »

La valeur ajoutée de Claudius City se situerai donc principalement du côté des annonceurs et non de celui des internautes. Car en effet, pour l’internaute la différence entre Claudius City et un autre univers de rencontres en 3D réside principalement dans la qualité du graphisme proposé.

Un test rapide de l’application

Je vous propose un résumé rapide du test que j’ai effectué aujourd’hui (les opinions et ressentis sont bien évidemment personnels et n’engagent que moi, je vous invite à vous inscrire à la bêta fermée pour vous faire votre propre idée).


Design du site web

Au premier coup d’œil la home du site est conviviale, accueillante et moderne. Un petit bémol cependant quant à la vignette en haut à droite « Cool 3D Inside » qui fait un peu « super promo pour les pâtes » à mon goût mais comme on dit : les goûts et les couleurs…

Téléchargement et installation

Un fichier d’installation un peu lourd pour un temps de téléchargement plus long que ceux auxquels nous sommes habitués, cela tient en partie au fait que Direct X et Flash Player sont directement inclus. L’installation en elle-même prend à peine une minute.


Premiers pas

Le moins que l’on puisse dire c’est que cet univers virtuel n’est pas accessible à Monsieur Tout Le Monde : en effet, on nous annonce d’emblée que si l’on ne possède pas une carte graphique digne de ce nom (comprendre au moins une Geforce 7600) et 1 Go de RAM et bien… ça va ramer ! La rencontre amoureuse en 3D est donc réservée pour le moment à une petite tranche de la population possédant un ordinateur dernier cri : dommage.
Premier point positif : l’avatar qui apparaît à l’écran semble plus vrai que nature, je vous laisse en juger par ce screenshot :

claudius city avatar

La personnalisation de l’avatar est très basique mais rappelons que nous sommes en version bêta et que des améliorations seront certainement apportées petit à petit. Espérons que des possibilités de personnalisation plus avancées de l’avatar seront au programme. Néanmoins, on peut sélectionner un fond parmi un large choix de décors d’ores et déjà disponibles. Les avatars sont présentés de face, assis devant un clavier avec lequel ils chattent. La situation de chat en elle-même est claire, on peut donner différentes expressions à son avatar et lui faire faire quelques gestes qui sont plutôt convaincants.

En conclusion de cette première visite

1.    un chat 3D agréable qui propose des dialogues à deux faciles.

2.    On regrette un peu qu’il n’existe pas de salle où l’on puisse dialoguer avec plusieurs personnes mais cela devrait être possible par la suite dans l’univers virtuel.

3.    Un très beau graphisme

4.    Une interface simple et claire

Les conditions à réunir pour que Claudius City tire son épingle du jeu

  • Proposer une customisation facile pour les marques : devront-elles passer par les services de Claudius City où pourront-elles customiser leur espace elles-mêmes ?
  • Avoir un public suffisamment nombreux pour que les marques aient envie d’investir. Et pour cela il faut d’abord espérer que les ordinateurs personnels évoluent très vite et que les configurations basiques intègrent des cartes graphiques suffisamment puissantes pour supporter Claudius City.
  • Réussir à faire naître une véritable communauté autour de Claudius City et gagner la fidélité des internautes. A mon sens, cela ne sera possible qu’en accompagnant le lancement de Claudius City par une stratégie de communication aussi bien online que offline.
  • Proposer des solutions packagées et offrir un tracking qui permette aux annonceurs d’avoir une vue immédiate sur leurs investissements.
  • Relever le défi de lier v-marketing et e-commerce c’est-à-dire de permettre la vente de produits réels directement au sein de l’univers virtuel. Le fait que le graphisme soit de très bonne qualité est un premier bon point car Claudius City permettrait de mettre les produits particulièrement en valeur.

Claudius City est donc un projet particulièrement ambitieux que je soutiens à 100%. J’espère que toutes les fonctionnalités annoncées pourront voir le jour rapidement et faire avancer à grands pas les univers virtuels.

Google aurait l’intention d’introduire bientôt de l’AdSense dans les jeux vidéos

Je profite de mon stage d’été en tant que consultante en search marketing chez Netbooster, pour vous parler d’une rumeur concernant la possibilité pour Google d’introduire son programme de publicité AdSense dans les jeux vidéos.

Qu’est ce qu’AdSense ?

Il s’agit du programme de publicités contextuelles de Google. Celui-ci offre aux éditeurs de sites web la possibilité de générer des revenus en hébergeant les publicités des annonceurs sur leur propre site web. Les annonceurs quant à eux peuvent choisir sur quels sites ils souhaitent voir leur publicité apparaître en fonction de la popularité du site et surtout de son adéquation avec leur domaine d’activité. Cela permet ainsi d’avoir une publicité parfaitement ciblée et qui génère un trafic extrêmement qualifié.

La publicité dans les jeux vidéos

Chacun s’accordera aujourd’hui à dire que la publicité dans les jeux vidéos représente l’avenir. En effet, il devient de plus en plus difficile pour les annonceurs d’atteindre les jeunes gamers qui délaissent de plus en plus la télévision au profit des jeux. La solution est donc toute trouvée pour atteindre cette cible récalcitrante : insérer de la publicité dans les jeux. On sait que cela est tout à fait immaginable et réalisable : lorsque l’on voit l’univers de GTA IV, le dernier succès des studios Rockstar, on se rend compte que l’on peut très bien inclure des panneaux publicitaires et des affiches ou encore faire de la publicité détournée en utilisant certaines marques de voitures ou de vêtements pour les personnages. Dans GTA IV, on pourrait même promouvoir un artiste par le biais de la radio que l’on écoute dans les véhicules !

Google AdSense dans les jeux

La rumeur ne date pas d’aujourd’hui puisqu’il y a déjà un an on évoquait la présence future du programme de publicité AdSense dans les jeux (voir ici).

Cette rumeur a cependant été relancée de plus belle suite au lancement de l’univers virtuel de Google : Lively. Le blog Venture Beat,  dit savoir de source sûre que Google aurai développé une technologie permettant de faire de la publicité dans les jeux. Des annonces vidéo seraient insérées dans le jeu, d’une façon assez bizarre (et mal adaptée d’après moi) : un personnage du jeu serait en effet chargé, à la fin d’une séquence du jeu, de présenter une vidéo en disant quelque chose comme “Et maintenant, un mot de notre sponsor”. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela sonne assez mal et que l’expérience de jeu risque fort d’en pâtir. Un peu plus et l’on se croirait revenus au temps où les présentateurs télé annonçaient « Et maintenant la réclame ! » avant les spots publicitaires. Un tel faux pas m’étonnerait de la part de Google, qui a toujours voulu que la publicité reste discrète et non agressive.

Google ne devrait pas tarder à tester ce nouveau programme de publicité dans les jeux et Lively semble être le terrain d’expérimentation idéal : que pourrait-on trouver de plus adapté que des rooms correspondant à des centres d’intérêt communs pour y faire de la publicité contextuelle ?

La technologie de publicité dans les jeux de Google ne devrait cependant pas se limiter à Lively ou aux univers virtuels mais également concerner les jeux vidéos sur consoles, sur PC et sur téléphones mobiles.

Une question demeure cependant entière : mais qu’attend donc Google pour lancer ce nouveau service ? Selon les spécialistes le marché de la publicité dans les jeux vidéos devrait représenter plus de 970 millions de $ en 2011 et il y a fort à parier pour que Google ambitionne de prendre la plus grosse part du gâteau.

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