Un rapport enthousiaste sur une prochaine adoption massive des univers virtuels

Les univers virtuels, c’est du sérieux“. C’est en substance ce que raconte ce rapport publié par le Technology Intelligence Group : Virtual Worlds Industry Outlook 2008-2009.

Pour vous la faire courte, ces messieurs les experts analystes prédisent que les univers virtuels vont bientôt sortir du “creux de la désillusion” pour être progressivement adoptés et devenir “mainstream (ceci a-t-il un rapport avec la toute récente Hype Cycle for Emerging Technologies 2008 du Gartner ?). Les analystes poursuivent en prédisant un bel avenir aux univers virtuels à forte dimension sociale (font-ils référence aux social games, aux casual MMO ou aux plateformes sociales virtuelles ?) ainsi qu’aux univers de marque (comme celui de McDonald’s par exemple ?).

Bref, rien de très neuf là-dedans mais ça fait toujours plaisir de voir de si sérieux analystes faire preuve d’autant d’enthousiasme ! Mais j’imagine que je ne vous apprends rien…

Découvrez 40 univers virtuels en 7 minutes

Pour vous remettre dans le bain (de la rentrée), je vous propose cette très instructive vidéo réalisée par Gary Hayes : 2008 Metaverse Tour Video, The Social Virtual World’s A Stage. Il s’agit d’une visite guidée de pas moins de 40 univers virtuels :

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Dans l’ordre d’apparition nous avons donc : Kaneva, YoVille, RocketOn, Prototerra, Gaia Online, HiPiHi, Google Lively, Habbo Hotel, Laguna Beach, Whyville, Twinity, Cyworld, Football Superstars, Weblin, IMVU, Second Life, Club Penguin, Active Worlds, vSide, A Tale in the Desert, Barbie Online, Amazing Worlds, Webkinz, Worlds.com, Spore, Exit Reality, SpineWorld, Stardoll, The Manor, There.com, Vastpark, Qwaq, Home, GoSupermodel, Grockit, Croquet, Metaplace, Coke Studios, Dreamville, Dubit, Mokitown, Moove, Muse, The Palace, Playdo, Sora City, Voodoo Chat, TowerChat, Traveler et Virtual Ibiza.

Ouf ! La plupart de ces univers sont présent dans ma cartographie des univers virtuels mais je me rend compte qu’une petite mise à jour ne serait pas du luxe…

Univers 3D pour enfants + Musique = nouveau filon

Succès et développement des univers virtuels à destination des teenagers

Le succès des univers en 3D à destination des jeunes de moins de 18 ans n’est plus à démontrer: Club Penguin ou Stardoll font déjà figure de leaders dans ce domaine. La jeune génération est la plus attirée par ces univers et les marques comme Barbie et très récemment le géant Mac Donald’s l’ont bien compris et se sont rapidement positionnés sur le marché. D’après une récente étude, plus de 150 univers virtuels à destination des teenagers seraient recensés dont une bonne partie seraient en cours de développement. Le boom du marché ne tardera donc pas à exploser en France comme aux Etats-Unis.

D’autant plus, que certains créateurs d’univers virtuels français ont bien compris qu’un des aspects qui conditionne la réussite de ces univers consiste à ne pas négliger l’information à destinations des parents. A l’image de Kidnet, qui intègre complètement les parents à l’univers en 3D en leur créant un espace dédié sur le site.

Succès des jeux vidéos musicaux

Les ventes de disques s’effondre mais la musique n’a jamais été si populaire auprès des adolescents.

Guitar Hero et autre Rock Band sont les nouveaux jeux vidéos cultes de nos enfants et même parfois des adultes :)

De là à dire que ces jeux vont redonner à nos chères têtes blondes l’envie de jouer d’un instrument bien réel et non d’une guitare en plastique: je vous laisse savourer votre désillusion avec cet épisode de South Park justement consacré au succès de Guitar Hero chez les enfants.

L’amour de la musique va donc bien perdurer chez les jeunes mais cela sera via une manette de contrôle virtuelle.

Univers virtuel musical pour les moins de 18 ans = succès assuré

J’en arrive donc à la plus logique des conclusions: et pourquoi pas un monde virtuel à destination des teenagers, basé sur la musique ?

Si vous êtes porteur d’une telle initiative, n’hésitez pas à me contacter: je serai ravie de présenter votre projet.

Happy Virtual Universe

Scoot Goodson nous apprenait il y a 3 jours que Mac Donalds avait décidé de lancer un univers virtuel dédié à son célèbre menu destiné aux enfants: le Happy Meal.

Cet univers permettra aux enfants d’enrichir leur expérience “Happy meal” via un monde virtuel où ils pourront créer leurs propres personnages et construire leur cabane dans un arbre.

Mac Donalds propose un monde modelé pour et par les enfants. D’ailleurs, ils peuvent actuellement voter pour choisir le nom de l’univers Happy Meal. A l’avenir, ils pourront même donner leur avis sur les nouveaux lieux, les nouvelles quêtes et les nouveaux jeux proposés.

Le lien entre le monde virtuel et la boîte Happy Meal que les enfants ont lors de leur déjeuner chez Ronald se fera via des codes disponibles directement sur les boîtes Happy Meal: astucieux !

Cette initiative laisse à penser que les marques préfèreront créer leur propre univers virtuel plutôt que de s’implanter dans un monde pré-existant.

Claudius City : un ambitieux projet de site de rencontres

Un site de rencontres pas comme les autres

Je vous vois déjà sursauter et vous dire : « Quoi, encore un enième site de rencontres ?». Vous vous demandez donc probablement l’intérêt d’un tel site parmi les milliers d’autres déjà existants.

Pas si vite ! La nouveauté pourrait bien venir du concept car ce site de rencontres utilise des avatars 3D. Toutefois, Come In My World, dont vous avez peut-être déjà entendu parler, propose déjà cette approche en offrant un univers virtuel dans lequel on se déplace via un avatar en 3D et où l’on chatte avec sa propre voix. Tout le concept de Come In My World est basé sur le rôle que joue la voix dans la rencontre amoureuse et l’on peut dire que cet univers est plutôt une réussite même s’il s’agit encore d’une version bêta et que quelques améliorations seraient les bienvenues (voir mon article sur Come In My World ici).

Mais revenons-en à Claudius City : toute la nouveauté réside en fait dans la technologie 3D utilisée. Effectivement www.claudiuscity.com utilise une technologie associant un moteur 3D et une interface flash. Cette nouvelle technologie a permis de développer des graphismes de très bonne qualité (en dépit des ressources nécessaires pour faire tourner l’application : voir mon test plus bas dans ce même article).

Renforcer les liens entre le v-marketing et le e-commerce

Bien que la technologie utilisée soit nouvelle, Claudius City n’est pour le moment qu’un chat 3D. Cependant, Mathieu Priault, chargé de la communication de Claudius City affirme que « le but d’ici le second semestre 2009 est de développer Claudius City en univers virtuel ». Et il ajoute : « Nous cherchons à développer les univers de marque et le v-marketing ». Voilà qui devient intéressant.

J’ai également pu apprendre via Mathieu Priault que Claudius City offrirai une forte interopérabilité aux marques et un véritable service publicitaire :

« Grâce à la technologie utilisée par Claudius City, tous les scenarii sont possibles, et nous proposons aux marques de customiser l’application à leurs effigies. L’un de nos objectifs est de développer les univers de marque et le lien v-marketing – e-commerce. Pour cela nous mettons en place un système de tracking efficace pour mieux identifier les cibles et leurs comportements. Par exemple pour accélérer la performance des campagnes annonceurs, nous proposons des espaces de « qualification déclarative ». Ce sont des contacts mieux qualifiés grâce à des formulaires de mise à jour de profil ou à des questionnaires en ligne totalement intégrés dans la communauté. »

La valeur ajoutée de Claudius City se situerai donc principalement du côté des annonceurs et non de celui des internautes. Car en effet, pour l’internaute la différence entre Claudius City et un autre univers de rencontres en 3D réside principalement dans la qualité du graphisme proposé.

Un test rapide de l’application

Je vous propose un résumé rapide du test que j’ai effectué aujourd’hui (les opinions et ressentis sont bien évidemment personnels et n’engagent que moi, je vous invite à vous inscrire à la bêta fermée pour vous faire votre propre idée).


Design du site web

Au premier coup d’œil la home du site est conviviale, accueillante et moderne. Un petit bémol cependant quant à la vignette en haut à droite « Cool 3D Inside » qui fait un peu « super promo pour les pâtes » à mon goût mais comme on dit : les goûts et les couleurs…

Téléchargement et installation

Un fichier d’installation un peu lourd pour un temps de téléchargement plus long que ceux auxquels nous sommes habitués, cela tient en partie au fait que Direct X et Flash Player sont directement inclus. L’installation en elle-même prend à peine une minute.


Premiers pas

Le moins que l’on puisse dire c’est que cet univers virtuel n’est pas accessible à Monsieur Tout Le Monde : en effet, on nous annonce d’emblée que si l’on ne possède pas une carte graphique digne de ce nom (comprendre au moins une Geforce 7600) et 1 Go de RAM et bien… ça va ramer ! La rencontre amoureuse en 3D est donc réservée pour le moment à une petite tranche de la population possédant un ordinateur dernier cri : dommage.
Premier point positif : l’avatar qui apparaît à l’écran semble plus vrai que nature, je vous laisse en juger par ce screenshot :

claudius city avatar

La personnalisation de l’avatar est très basique mais rappelons que nous sommes en version bêta et que des améliorations seront certainement apportées petit à petit. Espérons que des possibilités de personnalisation plus avancées de l’avatar seront au programme. Néanmoins, on peut sélectionner un fond parmi un large choix de décors d’ores et déjà disponibles. Les avatars sont présentés de face, assis devant un clavier avec lequel ils chattent. La situation de chat en elle-même est claire, on peut donner différentes expressions à son avatar et lui faire faire quelques gestes qui sont plutôt convaincants.

En conclusion de cette première visite

1.    un chat 3D agréable qui propose des dialogues à deux faciles.

2.    On regrette un peu qu’il n’existe pas de salle où l’on puisse dialoguer avec plusieurs personnes mais cela devrait être possible par la suite dans l’univers virtuel.

3.    Un très beau graphisme

4.    Une interface simple et claire

Les conditions à réunir pour que Claudius City tire son épingle du jeu

  • Proposer une customisation facile pour les marques : devront-elles passer par les services de Claudius City où pourront-elles customiser leur espace elles-mêmes ?
  • Avoir un public suffisamment nombreux pour que les marques aient envie d’investir. Et pour cela il faut d’abord espérer que les ordinateurs personnels évoluent très vite et que les configurations basiques intègrent des cartes graphiques suffisamment puissantes pour supporter Claudius City.
  • Réussir à faire naître une véritable communauté autour de Claudius City et gagner la fidélité des internautes. A mon sens, cela ne sera possible qu’en accompagnant le lancement de Claudius City par une stratégie de communication aussi bien online que offline.
  • Proposer des solutions packagées et offrir un tracking qui permette aux annonceurs d’avoir une vue immédiate sur leurs investissements.
  • Relever le défi de lier v-marketing et e-commerce c’est-à-dire de permettre la vente de produits réels directement au sein de l’univers virtuel. Le fait que le graphisme soit de très bonne qualité est un premier bon point car Claudius City permettrait de mettre les produits particulièrement en valeur.

Claudius City est donc un projet particulièrement ambitieux que je soutiens à 100%. J’espère que toutes les fonctionnalités annoncées pourront voir le jour rapidement et faire avancer à grands pas les univers virtuels.

Google aurait l’intention d’introduire bientôt de l’AdSense dans les jeux vidéos

Je profite de mon stage d’été en tant que consultante en search marketing chez Netbooster, pour vous parler d’une rumeur concernant la possibilité pour Google d’introduire son programme de publicité AdSense dans les jeux vidéos.

Qu’est ce qu’AdSense ?

Il s’agit du programme de publicités contextuelles de Google. Celui-ci offre aux éditeurs de sites web la possibilité de générer des revenus en hébergeant les publicités des annonceurs sur leur propre site web. Les annonceurs quant à eux peuvent choisir sur quels sites ils souhaitent voir leur publicité apparaître en fonction de la popularité du site et surtout de son adéquation avec leur domaine d’activité. Cela permet ainsi d’avoir une publicité parfaitement ciblée et qui génère un trafic extrêmement qualifié.

La publicité dans les jeux vidéos

Chacun s’accordera aujourd’hui à dire que la publicité dans les jeux vidéos représente l’avenir. En effet, il devient de plus en plus difficile pour les annonceurs d’atteindre les jeunes gamers qui délaissent de plus en plus la télévision au profit des jeux. La solution est donc toute trouvée pour atteindre cette cible récalcitrante : insérer de la publicité dans les jeux. On sait que cela est tout à fait immaginable et réalisable : lorsque l’on voit l’univers de GTA IV, le dernier succès des studios Rockstar, on se rend compte que l’on peut très bien inclure des panneaux publicitaires et des affiches ou encore faire de la publicité détournée en utilisant certaines marques de voitures ou de vêtements pour les personnages. Dans GTA IV, on pourrait même promouvoir un artiste par le biais de la radio que l’on écoute dans les véhicules !

Google AdSense dans les jeux

La rumeur ne date pas d’aujourd’hui puisqu’il y a déjà un an on évoquait la présence future du programme de publicité AdSense dans les jeux (voir ici).

Cette rumeur a cependant été relancée de plus belle suite au lancement de l’univers virtuel de Google : Lively. Le blog Venture Beat,  dit savoir de source sûre que Google aurai développé une technologie permettant de faire de la publicité dans les jeux. Des annonces vidéo seraient insérées dans le jeu, d’une façon assez bizarre (et mal adaptée d’après moi) : un personnage du jeu serait en effet chargé, à la fin d’une séquence du jeu, de présenter une vidéo en disant quelque chose comme “Et maintenant, un mot de notre sponsor”. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela sonne assez mal et que l’expérience de jeu risque fort d’en pâtir. Un peu plus et l’on se croirait revenus au temps où les présentateurs télé annonçaient « Et maintenant la réclame ! » avant les spots publicitaires. Un tel faux pas m’étonnerait de la part de Google, qui a toujours voulu que la publicité reste discrète et non agressive.

Google ne devrait pas tarder à tester ce nouveau programme de publicité dans les jeux et Lively semble être le terrain d’expérimentation idéal : que pourrait-on trouver de plus adapté que des rooms correspondant à des centres d’intérêt communs pour y faire de la publicité contextuelle ?

La technologie de publicité dans les jeux de Google ne devrait cependant pas se limiter à Lively ou aux univers virtuels mais également concerner les jeux vidéos sur consoles, sur PC et sur téléphones mobiles.

Une question demeure cependant entière : mais qu’attend donc Google pour lancer ce nouveau service ? Selon les spécialistes le marché de la publicité dans les jeux vidéos devrait représenter plus de 970 millions de $ en 2011 et il y a fort à parier pour que Google ambitionne de prendre la plus grosse part du gâteau.