Les métiers de Second Life

Le Monde Informatique vient de publier un article intéressant sur les différents métiers qui se sont créés autour des univers rituels (et de Second Life en particulier) : Profession : développeur Second Life.

Les métiers décrits sont les suivants : Builder, développeur, chef de projet et même Island Manager (une sorte de webmaster 3D).

A partir de là, peut-on extrapoler et définir un ensemble métiers relatifs à d’autres univers : Guild Manager pour WoW ? Pixel Art Designer pour Habbo ? (via SL Master)

Dassaut et Publicis s’associent dans la 3D

La nouvelle vient de tomber : Dassaut et Publicis s’associe pour créer un nouvel acteur dans l’univers de la 3D : 3dswyn. Pour faire simple, disons qu’il s’agit d’une agence web 3D.

A la base de cette initiative, on trouve 3DVIA, une plateforme 3D dont Dassaut est l’initiateur.Une “plateforme 3D” ? Oui, c’est un peu comme une place de marché de la 3D où chacun peut proposer ses créations. Un peu comme le 3D Warehouse de Google. Enfin je pense car le site n’est pas très clair sur ces ambitions.

Je salue cette initiative de la part d’acteurs français mais je regrette qu’elle soit noyée dans un discours très ambigu où l’on ne nous explique pas clairement les choses… En tout cas l’ambition annoncée est d’aider les annonceurs à développer plus rapidement leurs produits et à réduire le délai de mise sur le marché. Plus d’infos ici : Quand Dassault papote avec Publicis voila ce que cela donne.

Cette agence web 3D me fait un peu penser à ce que propose Immersiv, pas vous ?

Kaneva à vendre ?

Non pas tout à fait, à licencier pour être exacte. C’est en tout cas ce que nous apprend ce billet de Metaversed : Bargain Basement Time as Kaneva Sells Source Code. Visiblement les promoteurs de Kaneva s’apprêteraient à vendre des licences de Kaneva à… 100 $ ! Oui, 100 $ pour avoir accès au code source de la plateforme. Serait-ce les soldes avant l’heure ?

Second Life + Digg = b.places

Vous connaissez Second Life ? Vous connaissez Digg ? Bon… quand vous mélangez les deux qu’obtenez-vous ? Un site collaboratif où les internautes publient des descriptions d’îles dans Second Life et votent pour élire les meilleures (à la fois sur le site et dans Second Life par le biais de petits boitiers de vote) : b.places.

En fait ce site est orchestré pour le compte de Brussels Airlines qui ambitionne d’en faire le guide de référence pour les “places to be“. En tout cas une alternative très intéressante aux guides de voyage traditionnels.

Force est de constater que l’idée est bonne, très bonne même puisqu’elle arrive à fédérer les résidents et les internautes. Pour l’instant ce dispositif est limité à un nombre limité d’îles, vivement qu’il soit déployé de façon plus massive ! (via Emakina)

Second Lif et ses bugs

Dans la série “mieux vaut en rire qu’en pleurer“, je vous propose cette parodie légère des différents bugs rencontrés dans Second Life : Second Life @ Draft FCB.

Au moins ils ont le sens de l’humour… (via Michel Leblanc)

Pourquoi Second Life ne sera jamais comme Google Earth ?

Tout simplement parce que son architecture technique est trop limitative. Comprenez par là que ces deux univers virtuels ont fait des choix radicalement différents : d’un côté Second Life a opté pour le principe des primitives et des grids, de l’autre Google Earth repose sur le langage KML.

Résultat: l’univers de Second Life est bien plus gourmand que celui de Google Earth. Démonstration : chacun des serveurs de Linden Lab supporte une portion de l’univers (une grille d’à peut près 65.000 m2). Pour pouvoir faire aussi bien que Google Earth, à savoir modéliser les 29,2% de notre planète qui représente les différents continents, il faudrait que Linden Lab installe 2,3 milliards de serveurs, de même que 150 centrales nucléaires pour les alimenter en énergie. Gloups !

Ces chiffres sont tirés d’un remarquable article publié sur Technology Review (Second Earth) dont je vous recommande la lecture.

Encapsulez de la 3D dans vos pages web

C’est en quelque sorte l’idée que met en avant le blog Digital Box : Les mondes virtuels dans le e-Commerce. Et en effêt, l’idée est plutôt bonne : plutôt que de faire des pieds et des mains pour convertir vos internautes aux univers virtuels (là où vous avez installé votre showroom), encapsulez plutôt votre showroom et vos produits en 3D directement dans vos pages web.

Pour vous rendre compte de ce que ça peut donner, je vous recommande de visiter les exemples qui reposent sur une aplet Java : Digital City et Trends Box.

Comme le dit l’auteur, les applications en e-commerce sont évidentes : visualisation 3D des produits, visite d’un bien immobilier…

J’avais déjà abordé le sujet à deux reprises (à propos d’Immersiv et du Flex/AS3 3D Engine) mais je reste très enthousiaste vis à vis de l’exploitation de la 3D au sein même du navigateur. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler…

Vers des univers virtuels mobiles ?

L’avenir du web repose sur les mobiles. Ce n’est pas moi qui le dit mais le patron de Google. Même si je ne partage pas tout à fait cet avis, il n’empêche que le chemin est long pour pouvoir proposer des services mobiles qui tiennent la route, et surtout qui supportent la comparaison vis à vis des services non-mobiles (quoi que… pour clarifier tout ça, je vous recommande ce précédent billet : Ne confondez plus internet mobile et internet en situation de mobilité).

Bon bref, tout ça pour dire que les univers virtuels ne sont pas en reste puisqu’il existe déjà des expérimentations sur terminaux mobiles :

  • Mini Friday, qui malgré le look austère de son site est développé par Sulake (la maison-mère d’Habbo Hotel) – pour l’instant uniquement disponible sur les téléphones Nokia Series 60 ;
  • Era of Eidolon, un MORPG (Mobile Online Role-Playing Game ?)
  • eXpo de Gemini Mobile qui est plus en environnement 3D pour mobiles

Des débuts encourageants qui nous laissent envisager l’avenir des mondes virtuels pervasifs (accessibles en permanence : à la maison, au bureau, en situation de mobilité…).

Les inscriptions sont ouvertes

Et voilà, les inscriptions au séminaire sont désormais ouvertes ici : Inscription.

Venez nombreux et n’oubliez pas vos cartes de visite.

Connaissez-vous les marques virtuelles ?

Une marque virtuelle ?” Oui monsieur, une marque virtuelle, tout à fait ! Il s’agit en fait de marques qui n’existent que dans les univers virtuels, et le très bon blog Kzero nous propose une étude de cas sur Mysitool.

Ce phénomène est tout à fait intéressant car en lisant l’article vous pourrez constater que le développement de cette marque (et de l’offre : une sorte d’application multi-tâche) est complètement spontanée. Par exemple, le prix de lancement initial était de 900 L$ puis a été revu à la baisse à 396 L$. Pourquoi 396 L$ ? Et pourquoi pas ! Après tout il s’agit bien d’une marque virtuelle donc tout est permis.

En prenant un peu de recul, vous pourrez vous rendre compte que ces marques in-world sont peut-être les mieux armées pour séduire les avatars : aucune contrainte, une immense liberté, beaucoup de créativité… Tous les ingrédients sont là pour en faire une réussite commerciale (virtuelle mais réelle).

Si l’on prolonge la réflexion, on peut même se demander si les marques réelles n’auraient pas intérêt à suivre ce modèle : proposer un avatar de marque. On peut ainsi imaginer Adidas qui développe une marque virtuelle (disons Adoudas) pour proposer des produits virtuels (transposition ultra-créative des produits commercialisés dans la vie réelle).

En tout cas le concept est à creuser… Un autre billet plus ancien ici : The rise of the Metabrands.

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